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Le rapport de l’ANRS et du CNS transmis à la Ministre en charge de la santé !

La Fédération a participé au rapport de l’ANRS et du CNS (Conseil national du sida et des hépatites virales) . Celui-ci qui traite de la prise en charge thérapeutique et suivi de l’ensemble des personnes infectées par le virus de l’hépatite vient d’être transmis à la Ministre en charge de la santé. 


Dans la perspective de l’accès universel au traitement de l’hépatite C, annoncée par Marisol Touraine  le 25 mai dernier, un comité d’expert s’était réuni cet été. Celui-ci a notamment associé la Fédération. Notre objectif visait le soutien de votre activité, notamment dans un contexte important d’accompagnement des personnes vivant avec le VHC. Il s’agissait de prendre en compte les situations de précarité et l’offre d’hébergement.

Ce rapport reprend nos propositions, dont nous vous livrons quelques extraits ci-dessous. (une synthèse du rapport sera mise en ligne dans quelques jours sur notre site). 

(p62) Déplacement sur les lieux de vie : aller vers (outreach) 

L’éloignement des lieux de soins des personnes malades peut mettre en échec les stratégies des soignants et conduire au renoncement aux soins ou à des opportunités manquées de dépistage. S’agissant des soins, les équipes mobiles d’accompagnement des appartements de coordination thérapeutique (ACT) intervenant à domicile, dans la rue ou dans d’autres lieux d’hébergement sont expérimentées dans certains territoires métropolitains, comme en Normandie [17]. Elles favorisent l’accès aux droits sociaux et aux soins et permettent d’informer la personne, de mobiliser les partenaires en fonction des besoins, d’assurer le lien par des contacts réguliers et des rencontres pluridisciplinaires, de coordonner les actions (par exemple, éviter l’expulsion de personnes malades et favoriser les soins de celles sans hébergement) et d’éviter les hospitalisations répétées, sources de désinsertion et de surcoûts. Ces expérimentations ont été l’objet d’évaluations favorables [17]. Cela devrait conduire à leur extension.

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(p63) Nécessité de conditions de vie décentes 

La prise prolongée d’un traitement complexe lors de la survenue de complications est incompatible avec la recherche quotidienne d’un hébergement d’urgence. En revanche, les traitements par AAD, qui sont de courte durée, facilitent l’observance. Les ACT [20] sont particulièrement adaptés pour réintégrer dans le droit commun et les soins « ordinaires » les personnes atteintes d’hépatite C, sans solution d’hébergement ou de logement, en situation de grande précarité, en séjour irrégulier pour les étrangers, éloignées du système de santé, qui combinent souvent des situations d’addiction, des problématiques de santé mentale et de rupture de droits sociaux. Actuellement, les 2 000 places d’ACT sur le territoire ne peuvent répondre à l’ensemble des besoins. Un résident sur quatre hébergé dans ces appartements est atteint d’une hépatite (à VHC en majorité), mais leur accès est très limité (toutes pathologies confondues) ; la part des demandes satisfaites est seulement 3,3 % en Île-de-France, 19,3 % dans les autres régions de l’hexagone et 51,8 % en outre-mer [20]. Les bilans annuels de la Fédération nationale d’hébergements VIH et autres pathologies estiment le besoin supplémentaire à au moins 300 places par an.

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(p64) 8. Concernant les personnes ayant une infection chronique par le VHC sans ressource ou hébergement, y compris celles initialement en situation administrative irrégulière, les appartements de coordination thérapeutique (ACT) sont particulièrement indiqués. Une augmentation de leur capacité est à mettre en œuvre

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Retrouver le Rapport en cliquant ici.

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